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A.P. Rogery.
mise-à-jour 19/09/20 1) Les biens cédés par la fondation en 1714 : - Un champ gisant sur les Kannés ( ?) tenant dessus à François JACOB et dessous aux prairies, 1/2 journal. - une prairie "Dessous le village" tenant dessus à Jean PAULUS et dessous à Jean RICHELLE, déchargeant une charté de foin. - une prairie gisant "à Courtil do bache" tenant dessus à Jean BASTIN et dessous à Pierre HENNE, déchargeant 1/2 charté de foin. - une prairie gisant "o prés des gottes" tenant dessus à François BASTIN et dessous à Jean RICHEL, déchargeant 1/2 charté de foins. - deux prairies appellées les deux aisances au village" déchargeant 2 chartés de foins. - un pré "au petit passage" déchargeant 1/2 charté de foins, tenant dessus à Anne BAILHOMME et dessous à la faigne allant … . - une prairie "dessous le village" tenant dessus à Anthoine RENARD et dessous à Anthoine DELPLANCHE. - une autre tenant dessus à Jean RICHEL et dessous à vefve Georis COLLIN. - un morceau de jardin tenant dessus à Jean PAULUS et dessous à Jean BASTIN. - un champ gisant "a liette" d’1/2 journal tenant dessus à PITER de Petit-Thier et dessous à Jean MATHIEU de Honvelez. - 1/2 journal fief gisant "alhedefys" tenant dessus à Henry RICHEL et dessous à Pierre REMACLE. - un champ situé "derrière les jardins" fief tenant dessus à … CLOSE de Honvelez et dessous à Jean MATHIEU. - un champ fief "dessus la maison COLLIGNON" de 1/2 journal, joignant dessus à Anne DUCHAINNE et dessous à Jean Aubinet PAULUS. - un champ gisant "au bas du Ruhet" tenant du dessus à Henry JACOB et dessous aux prairies. - un champ … tenant dessus à Jean DEMONTY et dessous à François RUTHE . 2) biens cédés par Jean VINCENT, vaicaire de Rogery, en 1724.
Le 6 novembre 1724, à Courtil, Pier Peter, de Courtil, et Marie Vincent, son épouse, déclarent que l’intention de feu messire Jean Vincent, leur beau-frère et frère, était de fonder un anniversaire pour le repos de son âme, de ses parents et amis trépassés. Pour seconder son pieux dessein, ils donnent à la chapelle de Rogery, un jardin à herbe situé à Rogery « dessous la chapelle », joignant du levant à Jean Bastin et du couchant à la veuve Jean Collignon, du lieu, avec un pré « au finage de Rogere a La Roche de Saimpas ». Les mambours de la chapelle feront célébrer deux messes annuelles par le chapelain du lieu et s’il advint qu’il n’y avait pas de prêtre à Rogery, ils les feront célébrer à Bovigny par le recteur de l’église paroissiale. Henry Jacob, de Rogery, accepte en qualité de mambour de la chapelle.
Extrait du bulletin des propriétés du cadastre du Royaume de Belgique, Jean-Baptiste BEAUPAIN, bourgmestre, pour la fabrique de Rogery, le 15 janvier 1844 :
La fabrique possédait donc en 1844, 3,39 hectares de terres.
Le champ « Wé du Thier » fut donné en location à Jean-Henri JACQUET-LEMAIRE, de Rogery, en 1841, pour 6 frs. Cette location passa à 6,50 frs. en 1846. À partir de 1858, le bien est loué au curé BARTHELEMI pour 9 frs, au moins jusqu’en 1861.
Le champs « deseur mon Colignon »/ « derrière mon Colignon » fut donné en location à Hubert NOEL, de Rogery, en 1841, pour 4,50 frs. On renouvela le bail le 20 août 1845 pour le même prix au même. Le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de Jean-Henri JACQUET-LEMAIRE, pour 3,50 frs. à partir de 1858, c’est le curé qui loue ce champ.
Le champ « à l’épinette » fut donné en location à Jean-Henri GRANDJEAN, de Rogery, en 1841, pour 1 fr. ; bail renouvelé au même le 20 août 1845, pour le même prix. Le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de François-Joseph GRANDJEAN, cultivateur à Rogery, pour 3 frs. Il le louait encore en 1857.
Le champ « à la Haie »/ « sur les bacs » fut donné en location à Jean-Henri JACOB-NIZETTE, en 1841, pour 3,20 frs. Le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI ; pour 5 frs. ; bail renouvelé le 24 août 1857 au même, pour 9 frs.
Le champs « au chemin de Salm » fut donné en location à Jean-Paul JACQUET, de Rogery, en 1841, pour 1fr. Nouveau bail le 20 août 1845, en faveur de Jean-Joseph WELTER, cultivateur à Rogery, pour 1 fr. ; Le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur d’Antoine-Joseph COLLIN, cultivateur à Rogery, pour 3 frs. (encore locataire en 1856).
Les 2 prés « en grand pré » furent donnés en location à Jean-Henri GRANDJEAN, de Rogery, en 1841, pour 2 frs. ; bail renouvelé au même pour le même prix le 20 août 1845 ; idem par bail du 9 juillet 1851. (encore locataire en 1857).
Les 2 champs « à Les Gottes » furent donnés en location à Jean-Henri PITIEUX, de Rogery, en 1841, pour 4 frs. ; le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de François-Joseph MIGUET-RUTH, cultivateur à Rogery, pour 4,25 frs. ; le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de François-Joseph GRANDJEAN, cultivateur à Rogery, pour le même prix. (encore locataire en 1857).
Le champ « deseur la ville »/ « champ des pierre » fut donné en location à Jean-Henri PITIEUX, de Rogery, en 1841, pour 6 frs. ; le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI, pour 6,25 frs. ; bail renouvelé le 24 août 1857, au même pour 6 frs. (encore locataire en 1861).
Le champ « au Raïsse »/ « Raysse » fut donné en location à Jean-Henri PITIEUX, en 1841, pour 5 frs. le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI, pour 7,50 frs. ; bail renouvelé le 24 août 1857, au même pour 6 frs. (encore locataire en 1861).
Le « jardin à la Haie »/ « courtil à la Haie » fut donné en location à Jean-François RUTH, de Rogery, en 1841, pour 50 centimes. le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI, pour 1 fr. ; Cette prairie a été échangée à Jean-François RUTH, de Rogery, est « rentrée dans la prairie en grand pré » donné à l’église de Rogery par Marie-Catherine CLAMIN, de Bovigny.
Le champ « derrière la maison Gayard »/ « derrière mon Gayard » fut donné en location à Jean-François COLLIN, de Rogery, en 1841, pour 2 frs. le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de Remacle MARGRAVE, cultivateur à Rogery, pour 4 frs. ; Le 24 août 1857, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI pour 9 frs. (encore locataire en 1861).
Le champ « derrière le pâfy » donné en location à Jean-François COLLIN, en 1841, pour 2,50 frs. le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de Remacle MARGRAVE, cultivateur à Rogery, pour 1,25 frs. (encore locataire en 1851).
Les 2 champs « ès Liettes »/ « en Liettes » donnés en locations à Jean-Pierre LECROMB, de Rogery, en 1841, pour 3 frs. ; le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de François-Joseph MIGUET, pour 4 frs. ; Le 9 juillet 1851, nouveau bail, en faveur de Lambert BENOIT, de Rogery, pour 6 frs. (encore locataire en 1857).
La « fange derrière Aubinet »/ le « pré derrière Aubinet » donné en location à Jean-Paul JACQUET, de Rogery, en 1841, pour 1,35 frs. ; le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de Jean-Henri GRANDJEAN, pour 1,55 frs. ; le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de Jean-Joseph BEAUPAIN, de Rogery, pour 2,75 frs. (encore locataire en 1857).
Le pré « dit l’aisance » donné en location à Jean-Henri JACOB-JONAS, de Rogery, en 1841, pour 3 frs. le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de Jean-Henri GRANDJEAN, pour le même prix ; le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de Jean-François PAULUS, de Rogery, pour 3,25 frs. (encore locataire en 1857).
Le champ « des fihaid »/ « des fiefs »/ « des fiéé » donné en location à Jean-Henri JACOB, en 1841, pour 50 centimes. ; le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de Jean-Pierre LECROMP, pour 1 fr. ; le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de Jean-Joseph BEAUPAIN, de Rogery, pour 1,25 frs. (encore locataire en 1857).
La prairie « sous l’église » donnée en location à Dieudonné JOURDAN, demeurant à Rogery, en 1841, pour 7 frs. ; . Le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI ; pour 7 frs. ; bail renouvelé le 24 août 1857 au même, pour 7 frs. (encore locataire en 1861)
La prairie « sous la ville »/ « dessous la ville » donné en location à Jean-Henri GRANDJEAN, en 1841, pour 7 frs. ; . Le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI ; pour 7 frs. ; bail renouvelé le 24 août 1857 au même, pour 9 frs. (encore locataire en 1861)
Le pré de « Givigny » donné en location à Jean-Pierre LECROMP, en 1841, pour 5 frs. Le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI ; pour 3 frs., dont il perçoit la ½ l’autre allant à la Fabrique ; (encore locataire en 1851) Le 9 juillet 1851, la ½ des 2 prairies dites « Givigny » au « wez de Ruth » fut donnée en location à Jean-Baptiste CLAISSE, cultivateur à Rogery, pour 7,50 frs. (encore locataire de cette partie en 1857).
Le pré du « wé des Ruth » donné en location à Jean-Pierre LECROMP, en 1841, pour 10 frs. Le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI ; pour 9 frs., dont il perçoit la ½ l’autre allant à la Fabrique ; (encore locataire en 1851) Le 9 juillet 1851, la ½ des 2 prairies dites « Givigny » au « wez de Ruth » fut donnée en location à Jean-Baptiste CLAISSE, cultivateur à Rogery, pour 7,50 frs. (encore locataire de cette partie en 1857).
La fange « à la roche », donnée en location à Jean-Paul JACQUET, de Cierreux, en 1841, pour 70 centimes. Bail renouvelé à Paul-Joseph JACQUET, de Cierreux, le 20 août 1845, pour le même prix ; bail renouvelé au mêmes conditions le 9 juillet 1851. (encore locataire en 1857).
Le champ de Commanster donné en en location à la veuve Jean-Pierre BISSOT, du lieu, en 1841, pour 3,50 frs. (encore locataire en 1859).
Le pré « sous le Ponçay » donné en location à Henri THONUS, de Courtil, en 1841, pour 2 frs. ; bail renouvelé en faveur d’Antoine-Joseph THONUS, garde-forestier à Courtil, pour le même prix le 20 août 1845. (encore locataire en 1862)
Le champ « derrière le jardin » donné en location à Jean-Henri GRANDJEAN, en 1841, pour 3 frs. Bail renouvelé le 20 août 1845 aux mêmes conditions ; idem le 9 juillet 1851. (encore locataire en 1857)
Le champ « deseur la ville » donné en location à Jean-Henri JACQUET-LEMAIRE, en 1841, pour 5 frs. Le 20 août 1845, nouveau bail en faveur du curé BARTHELEMI pour 5,50 frs. ; adjugé par bail en 1858 au même pour 7 frs.
L’aisance « derrière mon Collet » donnée en location à Mathieu TILLEMAN, de Rogery, en 1841, pour 6,75 frs. le 20 août 1845, nouveau bail en faveur de Jean-Henri GRANDJEAN, pour 6 frs. ; le 9 juillet 1851, nouveau bail en faveur de Jean-Joseph WELTER, cultivateur à Rogery, pour 9 frs. (encore locataire en 1857).
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AP. Rogery.
O. GRANDJEAN, Manuscrit.
AEA. Cadastre thérésien, tabelles individuelles.
AEA. Cadastre, Bulletin des propriétés de la commune de Bovigny.
(1) AP.159.

Le curé BARTHELEMY avait édifié un chemin de croix en 1863, il fut remplacé par l’abbé BANDE.
Vue du jubé en 1967.
Le calice du XVIIIe siècle.
Le calice du XIX e siècle.
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Sources :
O. GRANDJEAN, manuscrit.
A. SIMONET/J.-M.CAPRASSE "Inventaire archéologique de l'arrondissement de Bastogne des origines au XIXe siècle, tome V, le canton de Vielsalm", 1976.
(1) AP. 56.
(2) AP. 57.
(2 b) AP. Bovigny.(renseignement Georges ANTOINE)
(3) AP. 58.
(4) AP.263.
Toutefois, le transfert officiel du siège curial de Mont Saint-Martin à Bovigny ne fut reconnu par l'autorité diocésaine qu'à la suite de la visite archidiaconale du 7 juillet 1716. Le comte de Salm, propriétaire de la terre, fut reconnu comme collateur de la nouvelle paroisse (1).
Le 14 juin 1717, les habitants de Rogery souhaitaient voir le siège paroissial de Mont-Saint-Martin (dont l’église était en ruines et éloignée) transféré à Bovigny, avec les mêmes obligations qu’à Mont-Saint-Martin (payement de la dîme). Ils firent la promesse de donner chacun 2 écus et de prêter main forte à la construction d’une nouvelle tour, avec les matériaux de Mont-Saint-Martin (2).
Le 30 janvier 1714, les habitants de Rogery, étant dans l'intention de faire construire une chapelle dans le village, pour "que les vieilles gens puissent avoir la messe" et "pour faire instruire leurs enfants par un marguelier". Ils firent donation d'une série de terres pour assurer la fondation de l'édifice.
Le 31 janvier 1714, devant notaire, les communs habitants de Rogery déclarèrent qu’ils avaient l’intention de faire ériger une chapelle, « pour leur plus grande facilité », sans vouloir se soustraire aux charges qu’ils avaient envers l’église paroissiale de Bovigny et son presbytère, non plus qu’aux droits du pasteur de Bovigny. Le vicaire devait être désigné par le curé de Bovigny, il devait célébrer une messe pour les défunts tous les lundi, quatre messes annuelles pour les bienfaiteurs de la chapelle, une messe annuelle au mois d’octobre à l’intention d’Anne du Chêne, qui avait fourni l’emplacement de la chapelle et de la maison vicariale.
Les messes devaient être célébrées de bon matin, afin de ne pas empêcher les paroissiens d’entendre la messe à Bovigny.
Les offices des jours de fêtes religieuses devaient être célébrés à Bovigny.
En outre, le vicaire était obligé de tenir l’école et d’enseigner les enfants de la Toussaint jusqu’à Pâques. Afin d’assurer sa subsistance, chacun des 33 ménages devaient lui fournir annuellement 1 setier de seigle, 1 d’avoine, 1 pain à Noël, ½ quarteron d’œufs à Pâques, 2 livres de beurre en mai, ½ escalin par enfant et par mois pour l’école, 1 plaquette pour l’achat du vin de messe. Le voiturage gratuit du bois de chauffage et le logement par les habitants.
Ce qui fut octroyé officiellement en 1722, par l’évêque de Liège Joseph Clemens (3).
La chapelle, consacrée à St-Eloi, fut bénie le 19 août 1721 (4).
Les habitants de Rogery préférant se rendre, les jours de fête, dans d’autres églises ou chapelles que l’église de Bovigny, le vicaire Jean Vincentius introduisit une requête à l’évêché en 1723, afin de pouvoir célébrer une partie de ces messes. Cette requête est probablement restée sans réponse, puisque le curé de Bovigny la réitèra, déclarant qu’aux fêtes de Pâques, Pentecôte et Toussaint, les habitants pouvaient se rendre à Bovigny avec plus de facilités qu’en toute autre saison, car les jours sont plus longs qu’en hiver. Le village de Rogery étant distant de trois quarts d’heures de la paroisse de Bovigny, les habitants qui assistaient à la messe basse ne pouvaient être de retour au village à temps pour renvoyer les autres à la grand-messe, sans courir le risque de laisser cambrioler leurs maisons. De plus, entre le village et l’église paroissiale, il existe une rivière qui déborde de temps en temps, si bien qu’à la fête de Noël en 1723, une jeune femme en route pour la messe a faillit y perdre la vie (5).
Le vicaire général de Liège accorda l’autorisation aux habitants de Rogery, en 1724 (6).
A noter que les services religieux tels que baptêmes, mariages et inhumations s’effectuèrent généralement à Bovigny. Lors d'un mariage, les futurs époux devaient donner au curé de Bovigny: 2 pains et 19 oeufs; et à son vicaire: 1 stier d'avoine et 1 pain (7)
Le 24 avril 1800, vers minuit, la foudre s’abattit sur la chapelle de Rogery. La tour fut brisée et abattue, une partie de la toiture fut emportée, la muraille du côté Nord était fendue de haut en bas. La porte fut emportée, plusieurs fenêtres brisées, le parvis était tout disloqué.
La chapelle fut réparée la même année (8).
Le 29 octobre 1839, Rogery fut érigé en paroisse indépendante, par l’évêque de Liège(9).
La section de Rogery qui était arrivée après Courtil, Cierreux et Halconreux pour la possession d'une chapelle, allait les devancer sous le rapport de son érection en paroisse. C'est en 1839 que la scission d'avec l'église mère se fit. Le fait que le révérend pasteur, Mr DEBRA, assista à l'installation du nouveau curé, nous laisse supposer que la chose eut lieu avec son consentement. Les circonstances de ce démembrement sont consignées dans un Répertoire des faits dignes d'être rappelés au souvenir des habitants du village de Rogery, commune de Bovigny, lequel a été rédigé par Jean-Pierre CONSTANT, le premier pasteur de la jeune émancipée.
En voici le texte:
« La chapelle qui ci-devant était annexée à la succursale de Bovigny a été, par Monseigneur Van Bommel, Evêque du diocèse de Liège, déclarée indépendante et érigée en cure épiscopale; le village seul de Rogery, qui est composé de 57 maisons, lui est adscrit.
Ce fut en 1839 que les habitants de cet endroit, espérant obtenir de la bienveillance de Monseigneur leur indépendance, préparèrent la place attenant à la chapelle pour en faire ensuite un cimetière.
Ce fut cette même année que Monseigneur Corneil Richard Van Bommel, Evêque, leur envoya un prêtre chargé d'y remplir toutes les fonctions pastorales comme il apparaît par sa lettre patente.
Ce fut le 12 novembre que, quoique très indigne, je fus mis en possession de cette nouvelle église auxiliaire, par Mr Paquay, Doyen de Vielsalm. Fasse au Ciel que ce soit pour mon salut.
Ce même jour, le cimetière fut béni.
Les copies de la lettre épiscopale qui me nomme et du procès-verbal qui m'installe sont conservées aux archives et insérées à la suite du présent Mémoire, par ordre des autorités supérieures en témoignage de l'érection de cette chapelle en église auxiliaire et de son indépendance vis-à-vis de la succursale de Bovigny.
Les témoins lors de mon installation furent H. J. Debra, curé de Bovigny, et G. J. Tigny, curé de Salmchâteau. » (9 b)
Par séance du 2 juin 1840, vu la demande faite par les habitants de Rogery d’obtenir la séparation de leur chapelle quant au temporel de l’église de Bovigny, considérant que la séparation spirituelle existait. Le conseil communal de Bovigny accepta la séparation (10).
(photographie de Georges ANTOINE)
La paroisse de Rogery est pleine de promesses et l'accroissement du nombre de ses habitants se maintient. Déjà, en 1874, l'outillage du début fut jugé insuffisant. On construisit alors une nouvelle église, une école, un presbytère et le cimetière fut agrandi.(10 b)
L’église fut agrandie d’un mètre de chaque côté, en 1874, elle empiétait désormais sur le presbytère, qui fut reconstruit de l’autre côté du chemin vicinal, la même année, sur le terrain nommé le "tchèsa" (11).
En séance du 28 mai 1874 : le Conseil communal de Bovigny constate qu’en exécutant les travaux de restauration de l’église de Rogery tels qu’ils ont été adjugés le 28 octobre 1873 que la symétrie de l’église laisserait beaucoup à désirer et que l’église serait trop exigüe et devrait être agrandie eu égard à l’accroissement de la population. Il est dès lors décidé d’élargir d’un mètre de chaque côté le corps de l’église jusqu’au chœur. En allongeant également le chœur d’un mètre, la dépense ne s’élèvera que de 5000 à 5500 francs. L’entrepreneur consent suivant compromis passé avec lui à exécuter tous les travaux supplémentaires au prix de sa première adjudication.(12)
Séance du 23 juin 1875 : Lors de la démolition de la nef de l’église, on a constaté que les murs du chœur sont lézardés et qu’il serait prudent de reconstruire à neuf toutes ces parties défectueuses du chœur.(12)
Séance du 26 mai 1877 : Projet d’aliénation au lieu-dit « Déronster » de 50 ha 45 a 60 ca du bois communal de la section de Rogery estimé à 22 037,16 francs. Ces fonds serviront pour couvrir les dépenses nécessaires à l’achèvement et à l’ameublement de l’église, à l’ouverture de deux chemins et au boisement des terrains incultes.(12)
Séance du 18 septembre 1879 : Le procès verbal de réception des travaux de l’église de Rogery rédigé par Mr l’architecte VANDEWYNGART s’élève à 23663,85 francs et les honoraires de l’architecte à 677,73 francs.(12)
Séance du 20 novembre 1880 : LECOQ Pierre-Henri, entrepreneur des travaux de construction de l’église et du presbytère de Rogery, réclame 2 300 francs qui lui ont été retenus en garantie des travaux ainsi que 690 francs d’intérêts. (12)
Quelques chiffres:
Ces bâtiments furent restaurés en 1925-1926 (13).
Séance du 12 septembre 1938 : La restauration du clocher de l’église (13 000 francs) sera couverte par le disponible de la section et la recette d’une vente de bois extraordinaire (12).
Séance du 27 octobre 1947 : la restauration de l’église de Rogery (dégâts causés par faits de guerre) se monte à 193 657 francs (12).
Séance du 8 juillet 1967 : les travaux de restauration, de modernisation et d’agrandissement de l’église s’élèvent à 808 786 francs taxes comprises (12).
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(1) D. GUILLEAUME "L'Archidiaconé d'Ardenne dans l'ancien diocèse de Liège", Liège, 1913, pp. 116/117.
(2) archives paroissiales de Bovigny.
(3) O. GRANDJEAN, manuscrit.
(4) Idem.
(5) Idem.
(6) Idem.
(7) AEA. Tabelles cadastrales de Rogery.
(8) archives paroissiales de Rogery.
(9) O. GRANDJEAN, manuscrit.
(9 b)Texte de Georges ANTOINE, d'après les archives paroissiales.
(10) AC. Bovigny. Délibérations du Conseil Commnal de Bovigny (renseignement de Georges ANTOINE).
(10 b) Texte de Georges ANTOINE, d'après les archives paroissiales.
(11) O. GRANDJEAN, manuscrit.
(12) Texte de Georges ANTOINE, d'après les registres aux délibérations du conseil communal de Bovigny.
(13) A. SIMONET/J.-M. CAPRASSE "Inventaire archéologique de l'arrondissement de Bastogne, des origines au XIXe siècle" tome V, Le Canton de Vielsalm, 1976, p.58.