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dimanche 6 septembre 2009

Une contestation élevée par rapport au presbytère de Rogery.

La guerre scolaire avait laissé des rancœurs à l’égard du curé LEDAIN qui était parti pour Tavigny en octobre 1883.
Ce qui nous vaut cette lettre étonnante…

« Tavigny, 23 août 1884.

Réponse à la réclamation de M.M. SEVRIN, JEUNEJEAN et JACOB-PAULUS relative aux réparations d’entretien à exécuter au presbytère de Rogery.

Les réclamants nommés affirment que le blanchissage et les tapis étaient neufs à mon entrée dans le presbytère de Rogery. Il sera prouvé que cette affirmation est fausse. Les tapis ont été placés et les plafonds ont été blanchis à l’arrivée de M. le curé GILLET aux frais de la fabrique qui a caché cette dépense avec bien d’autres choses illégales à la députation permanente. Après le départ de M. le curé GILLET la cure est demeurée vacante, je crois pendant neuf mois. Pendant ce temps le presbytère était habité par Catherine VELTER qui y logeait, y faisait son ménage et y exerçait son métier de lingère repasseuse. Les réclamants en étaient fort contents. L’occupant, disaient-ils, aéraient les places et faisait du feu pour sécher le bâtiment qui était neuf.

Pendant six ou sept années, jusqu’à la dernière réception du bâtiment, les eaux traversaient les murs, les toits, planchers et plafonds à tel point qu’il fallait placer des cuvelles et autres récipients pour recueillir les eaux.
J’ai fait réparer les traces de celles-ci ; mais il en reste suffisamment pour le prouver.
Les réclamants savent pertinemment que je souffrais de cet état des choses. Je m’en suis plaint à plusieurs reprises à eux-mêmes. Après 5 ou 6 années, ils veulent me faire payer les conséquences de leur incurie.
Les carreaux cassés pendant mon séjour et par suite de mon habitation ont été remplacés à mes frais. La simple inspection des lieux le prouvera. Mais à mon entrée dans le presbytère, il y avait plus de trente carreaux fendus et déjà pendant le séjour de M. le curé GILLET, parce que les fenêtres avoient été faites avec du bois qui n’était pas sec. J’en ai fait l’observation aux réclamants qui me renvoyaient à l’entrepreneur.
J’affirme que le presbytère était dans un meilleur état à ma sortie qu’à mon entrée dans le presbytère. Une enquête impartiale le prouvera.
Pour quel motif les réclamants qui font partie de l’administration com[munale] , n’ont-ils pas exécuté la circulaire ministérielle N°48 du mémorial administratif ordonnant qu’à la prise de possession de chaque curé ou desservant, il doit être fait aux frais de la commune et à la diligence du Bourgmestre un état de la situation du presbytère et de ses dépendances. Par ce qu’ils savent que la vérité les eut convaincus d’incurie.

Les affirmations de M. SEVRIN peuvent-elles encore [être] prises au sérieux après qu’il a été convaincu judiciairement d’avoir induit les autorités supérieures en erreur afin de se faire nommer commissaire spécial pour m’intenter un procès pour de prétendues dégradations qu’il savait pertinemment et mieux que tout autre ne pas exister. Procès qui n’avait d’autre but que de satisfaire des rancunes personnelles ou des rivalités locales ou politiques. La réclamation et le procès dont on me menace n’ont pas d’autre but que le procès du 11 février 1882 et aboutiront au même résultat.
Demande à M. le Bourgmestre de soumettre la présente à M. le Commissaire d’arrondissement et à le députation permanente.
LEDAIN »
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AP. Rogery.

vendredi 1 mai 2009

La guerre scolaire.

Le 21 janvier 1879, le gouvernement déposa un projet de loi prévoyant que chaque commune belge devrait posséder au moins une école primaire officielle laïque et neutre dont les instituteurs seraient diplômés des écoles normales officielles et que les provinces et les communes ne pourraient plus subsidier des écoles « libres » (c'est-à-dire catholiques).
L’adoption de la loi déchaîna la colère des catholiques et déclencha une véritable « guerre scolaire » : les évêques firent refuser l'extrême-onction aux instituteurs des écoles officielles et aux parents qui y envoyaient leurs enfants et ordonnèrent à chaque curé d'ouvrir une école « libre » qui connurent, particulièrement dans les campagnes, une fréquentation élevée. En réaction, le gouvernement fit pression sur le pape, obligea les fonctionnaires, sous peine de sanctions, à inscrire leurs enfants dans des écoles officielles menaça les instituteurs des écoles libres qui avaient travaillé auparavant pour l'État de perdre leurs droits à la pension.
Les libéraux reprochant aux écoles catholiques d'employer des enseignants n'ayant aucune formation, le catholique Jules Malou proposa au Parlement d'effectuer une enquête. Le libéral, Xavier NEUJEAN renversa l’idée et voulu en faire une enquête sur les moyens de pression utilisés pour entraver l’exécution de la loi de 1879. Cette enquête fut menée de manière totalement biaisée et à un coût prohibitif et relança de plus belle la polémique qui ne s’éteindra que des années plus tard.

Le 6 septembre 1881, des membres de la Chambre des Représentants et de la commission d’enquête scolaire instituée par elle, et formant la sous-commission pour la province de Luxembourg, procédèrent au local de la Justice de Paix du canton de Vielsalm, en audience publique, à l’audition de témoins.
Chaque témoin, à l’appel de son nom, déclinait ses nom, prénoms, âge, état, profession et demeure ; puis prêtait serment « de parler sans haine et sans crainte, de dire toute la vérité et rien que la vérité ; ainsi m’aide Dieu ! ».

(Pour rappel le curé de Rogery était aussi curé de Commanster)

1) MERGET, Emile, 26 ans, instituteur communal, à Commanster, déclara :

« Je suis instituteur communal à Commanster depuis 3 ans.
Avant la loi, j’avais au maximum, en hiver, 42 élèves ; c’est une école mixte.
Cette année, j’en ai 36. Il n’y a pas d’école libre établie dans la section de Commanster.
Le curé ne m’a pas attaqué directement en chaire, mais il a agi dans le confessionnal et dans des conversations particulières, dépeignant mon enseignement comme mauvais et comme nul, et il entendait par là que cet enseignement ne répondait pas aux exigences de la population. Je pourrais citer les personnes auxquelles il a ainsi parlé.
Dans les sermons, la politique a été mêlée indirectement. Il a dit que l’on pourrait établir une école libre dans la localité : car bien des habitants avaient souscrit à la loterie nationale, ajoutant que cette loterie était destinée à soutenir l’enseignement hostile à l’Eglise.
Il a été dit aussi que l’enseignement officiel avait pour but, d’après les grands hommes qui gouvernaient l’Etat, de séculariser l’instruction et de faire des écoles mauvaises.
La section de Commanster est administrée par le desservant de Rogery.
Nous n’avons pas de titulaire, et le curé de Rogery a laissé entendre que c’était par punition, parce que les habitants n’avaient pas apporté leur concours pour l’érection d’une école catholique.
L’année dernière, à la kermesse d’octobre, il a dit qu’il ne ferait pas de messe pour les morts, et cela parce que les habitants envoient leurs enfants à l’école communale.
Lorsque ma belle-mère, l’année dernière, s’est présentée à confesse, le curé a refusé de la confesser, lui déclarant qu’aussi longtemps que je resterais avec ma femme chez mes beaux-parents, avec lesquels j’habite, elle n’avait plus besoin de se présenter.
Notre ancien curé, M. COLLARD, qui était dans la paroisse lors du vote de la loi , m’écrivit une lettre me demandant de donner ma démission d’instituteur et ajoutant que, l’orage passé, je serais réintégré dans mes fonctions ; je ne lui ai pas répondu.
Ce même curé a essayé de fonder une école libre ; mais les habitants n’ont pas voulu le suivre. Il a sonné pendant six semaines pour que les enfants se rendissent à son école ; mais aucun élève ne s’y est rendu. Peu après, il a reçu son changement, et on croit dans la localité que le motif en est qu’il n’a pas réussi dans sa tentative. C’est par punition aussi, dit-on, qu’aucun desservant n’a été nommé pour le remplacer.
À mon école d’adultes, cet hiver, j’ai eu 10 élèves.
Au commencement de cette année, quand il s’est agi de la première communion, quelques élèves ont quitté mon école pour fréquenter l’école libre établie à Rogery.
Ces élèves ont pu faire la première communion dans cette paroisse ; leurs parents m’ont déclaré qu’ils m’avaient retiré leurs enfants uniquement pour qu’ils pussent faire cette cérémonie, diant qu’ils étaient très contents de l’instruction que je donnais à leurs enfants ».

2) DACO, Jean-Henry, 61 ans, instituteur communal, à Rogery, déclara :
« Je suis instituteur communal à Rogery depuis 34 ans. Avant la loi, j’avais 35 à 36 élèves, dont plusieurs enfants de la section de Cierreux, mais, après la loi, on a établi une école communale à Cierreux, et cet hiver, je n’ai plus eu que 17 élèves.
On a essayé d’établir une école libre à Rogery, elle n’a pas duré. Une seconde et une troisième tentative ont été faites, mais elles ont échoué également. Ces écoles ne comptèrent que deux ou trois élèves. Les instituteurs qui ont tenu classe étaient de jeunes gens illettrés, ayant à peine fait quelques études primaires.
Dans le principe, le curé de Rogery ne s’est pas montré aussi violent qu’il l’a été par la suite.
Ce curé, qui se nomme LEDAIN, a été jusqu’à dire en chaire que le père de famille n’avait pas le droit d’enseigner le catéchisme à ses enfants, pas même de leur apprendre les prières.
Il est vrai qu’après il a dit à peu près le contraire, ajoutant que c’était le christianisme qui avait proclamé la liberté de l’enseignement.
Il disait qu’il combattrait l’école communale, mais non point à cause de l’instituteur communal personnellement, dont il reconnaissait la valeur.
Il a dit la prière : « des écoles sans Dieu et des maîtres sans foi » ; mais dans le village, on disait, faisant allusion aux écoles catholiques qui avaient dû fermer l’une après l’autre : « des écoles sans feu et des maîtres sans bois, préservez-nous Seigneur » ; on a cessé cette année, de dire cette prière.
Lorsque le curé, en novembre 1879, annonça l’ouverture de son école, après avoir qualifié les gens de Rogery de « têtes de mulets et d’entêtés » ; il a dit aux enfants : « Enfants de Rogery, si vos parents vous envoient à l’école communale, n’y allez pas ; s’ils veulent vous battre, laissez-vous battre, mais n’obéissez pas ». c’est en chaire qu’il a tenu ce langage, qui provoqua des murmures dans tout l’auditoire.
En entendant ces murmures, le curé a dit que c’était l’opinion de Mgr l’évêque de Namur, ajoutant que si quelqu’un voulait protester il pouvait le faire.
Alors un nommé SOLHEID s’est levé, et a dit tout haut : « Monsieur, pour une morale et une doctrine comme vous enseignez-là, nos enfants n’en n’ont pas besoin ! ».
Il avait déjà, à ce que l’on m’a rapporté, tenu semblable langage aux enfants à son catéchisme. Je demandai à mes élèves si c’était exact et ils m’ont répondu affirmativement. Il leur disait que si je voulais les faire prier à mon école, ils devaient « bruter », ce qui signifie murmurer, faire du bruit.
Pendant que l’on fêtait le cinquantenaire de la fondation de la Belgique, il a dit en chaire que la révolution de 1830 avait été un grand mal pour la Belgique, parce que beaucoup de personnes en avaient profité pour s’enrichir et que c’était pour cela que les parents faisaient donner de l’instruction à leurs enfants.
Il est resté aussi une fois ou deux sans chanter le « Te Deum » et encore maintenant, il ne dit plus la prière pour le Roi, à la fin des offices.
Un jour, je voulus me présenter au jubé, où j’avais l’habitude d’aller chanter ; les autres chantres étant rentrés, on refusa de m’ouvrir. J’en parlai au curé, qui me dit qu’il n’en savait rien, et que cela n’avait pas été fait, en tout cas, à cause de moi. Mais le dimanche suivant, le marguillier, par ordre du curé refusa encore de m’ouvrir.
Personne dans le village n’a attribué ce fait à une autre cause que celle que j’étais instituteur communal ».

3) GENGOUX, Jean-Henri, 75 ans, cultivateur à Commanster, déclara :
« Mon petit-fils était malade ; les médecins l’avaient condamné.
On fit appeler le curé ; mais avant de le confesser, il lui a fait promettre de ne plus fréquenter l’école adultes ; c’est un jeune homme de 17 ans.
Il a guéri et il a tenu sa promesse.
Il y a un mois et demi à peine que cela s’est passé.
Le curé a dit à ma fille que s’il était mort pendant cette maladie, ce n’eût pas été lui, mais le caporal de Beho (c’est-à-dire le garde-champêtre), qui l’eût enterré. […]
Le curé TOUBON, qui est maintenant à Mande-Saint-Etienne, était auparavant à Commanster. La conduite de ce prêtre a été telle que j’ai refusé de continuer à aller encore chanter à l’église.
Ce curé a été condamné, il y a 4 ans environ, pour faux en écritures, mais il a été gracié ».

4) LEMASSON, Barthélemy, 50 ans, cultivateur et conseiller communal à Commanster, déclara :
« Aux Pâques de 1880, je me suis présenté à confesse au curé de Bovigny.
J’avais terminé ma confession et il était prêt à m’absoudre, quand il me dit : « Vous prétendez ne pas en avoir contre la religion, et pourtant vous avez voté l’indemnité de 100 francs pour l’enseignement de la religion à l’école communale ? » Oui, ai-je répondu, je n’ai fait que remplir mon mandat. Mais il m’a refusé l’absolution, disant que je devais aller trouver le curé de ma paroisse, de Rogery. J’allai effectivement trouver ce curé, mais celui-ci me dit que j’étais plus coupable que le plus coupable des pères de famille de Commanster.
Cette année, cependant, j’ai pu faire mes pâques, après avoir expliqué que je ne pouais ne pas voter le poste de 100 francs au budget, qu’il y était dans tous les cas porté d’office.
Je dirai aussi que ce curé n’est pas venu, l’année dernière, le lundi de la kermesse, chanter la messe à Commanster ; j’ai été le trouver, et il m’a dit qu’il ne viendrait pas pour trois ou quatre bons qui se trouvaient dans le village, que ce n’était pas la peine ».


5) BENOIT, Paul-Joseph, 40 ans, cultivateur à Commanster, déclara :
« Ma sœur étant tombée malade, on fit appeler le curé, qui refusa de la confesser aussi longtemps qu’elle n’aurait pas promis de retirer son enfant de l’école communale, ce qu’elle refusa.
Elle retomba malade plus tard, et cette fois, elle promit ce que le curé exigeait d’elle ; alors elle reçut l’absolution.
Le curé me dit, à cette occasion, que l’école communale de Commanster était mauvaise et que l’instituteur communal était un mauvais instituteur.
Pourtant, je puis assurer que nous avons un excellent instituteur, qui donne un bon enseignement à nos enfants.
Ma sœur a exécuté sa promesse : son enfant n’a plus été à l’école depuis un an ; j’ajouterai que c’est aussi en vue de la première communion qu’on ne le laisse plus aller à l’école communale ».

6) SOLHEID, François-Paul, 60 ans, domicilié à Rogery, déclara :
« Le jour où la loi scolaire fut affichée, notre pasteur, après la messe, au pied de l’autel a dit : « J’ai vu tantôt ce placard, cette sale affiche. Sachez que le premier politique fut un démon, qui s’appelait Lucifer. Ce même démon, transformé en serpent, trompa par le mensonge Adam et Eve. Ainsi tous les libéraux sont des menteurs ; quand ils disent une vérité, c’est qu’ils se trompent ». Après cela, il dit que ce n’était pas aux pères ni mères, nu aux instituteurs à faire l’instruction du catéchisme aux enfants ; que c’était réservé aux évêques et aux curés. Puis, il prôna l’ignorance : « A quoi bon tant d’instruction ? » disait-il, « témoin Napoléon Ier avec une armée d’ignorants n’avait-il pas de bons soldats, et jamais aucun souverain eût-il autant de facilité à conduire son peuple ? C’est qu’ils étaient ignorants, que la France était restée des années sans instruction ? ».
Avant la loi, il faisait le catéchisme comme les prédécesseurs, le dimanche, après les vêpres, mais après la loi, le catéchisme fut supprimé complètement.
Il invita les gens du village à créer une école catholique, pour ne plus aller, disait-il, à l’école officielle, à l’école du diable, et pour préserver la foi et les mœurs.
Vers la fin de 1879, la rumeur publique disait qu’il allait y avoir à Rogery une école catholique. Il appela les enfants au catéchisme après messe. Mes enfants me dirent que le curé leur avait dit : « Retournez chez vous, et dans une demi-heure, je sonnerai la cloche, et vous viendrez ». Ils y retournèrent donc et là, seul avec eux, il leur dit : « M. DACO n’a pas besoin de vous instruire ; moi, je vous instruirai bien ; quand DACO prie, il faut bruter, barboter, pour le fâcher ; quand il fait le catéchisme, sauvez-vous, cachez-vous derrière les haies ; si vos parents ne veulent pas vous donner à manger, rassemblez-vous en bande et allez demander un morceau de pain aux portes ».
Le dimanche suivant, après un sermon des plus violents contre les écoles schismatiques, il annonça son école et dit qu’il y ferait le catéchisme, mais seulement pour les enfants qui fréquenteraient cette école, et qu’il n’y aurait plus de sacrements ni pour les parents qui enverraient leurs enfants à l’école communale, ni pour ces enfants eux-mêmes. « Je sais bien, qu’il y aura quelques récalcitrants parmi ces têtes de mulets ; mais si nous sommes d’abord en petit nombre, les faibles deviendront plus tard les forts » disait-il. Puis s’adressant aux enfants : « N’allez pas à l’école officielle, si vos parents même vous battent, laissez-les faire, vous les vaincrez ! A cette heure, s’il y a quelqu’un qui a une observation à faire, qu’il se lève ! ».
Moi, indigné, je me lève et lui dis : « Morale et doctrine comme vous en donnez à nos enfants, nous n’en avons pas besoin, nous n’avons nin mesâ ». Il me répondit : « Monsieur on connaît votre morale et je vais poser une question du catéchisme », mais il parla en latin et je n’ai pu comprendre sa question ; je n’ai jamais, moi, étudié le latin.
Par là, je m’étais attiré sa haine. Il criait dans l’église après mes enfants et après moi de manière qu’un jour je m’entendis appeler par mon nom. Je répondis : « Présent, Monsieur le curé, qu’y a-t-il à votre service ? ». « Vous devez vous taire » me répondit-il. « Vous m’avez interpellé ; qu’avez-vous à me dire ? » lui dis-je ; « Vous êtes un insolent ! » s’écria-t-il. « Pas plus effronté que vous ! » m’écriai-je à mon tour. C’était en plein sermon que cela se passait. Il me menaça finalement de me dénoncer au procureur du roi ; mais je ne sais sir le procureur du roi est mort, ou si plutôt sa plainte n’a pas été faite, car je n’ai plus entendu parler de rien.
Les Pâques de 1880 arrivent ; mon garçon, âgé de 14 ans, se présente au curé pour se confesser, disant qu’il devait le lundi suivant se rendre en Prusse ; mais il le repoussa. « Non, partez comme une bête » dit-il. Plus tard, mon fils se représenta encore au curé ; il lui dit que c’était moi qui l’avais forcé à se rendre à l’école communale. « Votre père est une bête, et vous ne ferez pas vos pâques, même dans dix ans » lui répondit-il.
En juin ou juillet 1880,le curé commença encore à demander de l’argent pour son école : « Pères et mères sont les démons de leurs enfants, en les obligeant à fréquenter l’école communale, et les parents qui mettent leurs enfants au loin et au large jusque chez les Allemands, n’ont pas besoin de se présenter au confessionnal, c’est chez eux qu’ils doivent tenir leurs enfants ; que ceux qui ne savent pas nourrir leurs enfants ne se marient pas », c’est à moi qu’il faisait allusion évidemment. J’ai oublié de dire tantôt que, quand le curé m’a menacé d’adresser une plainte au procureur du roi, je l’ai appelé « agent de discorde » ; et je lui ai répondu cela parce qu’il avait cherché, en parlant un jour à ma femme, de jeter le trouble dans notre ménage.
Dans un sermon sur le cinquième commandement, il a dit « que les orgueilleux, les gourmands, les lâches, les impudiques, les escrocs, les voleurs et les assassins se trouvaient parmi les libéraux ».
Dans notre commune, pour pouvoir faire ses devoirs religieux, il faut être hostile aux lois et au Gouvernement ; le confessionnal n’est plus qu’un bureau de conspiration, et la chaire de vérité une trompette de discorde et de révolte ».

7) PAULUS, Jean-François, 54 ans, cultivateur à Rogery, déclara :
« Le curé m’avait demandé de l’aider à avoir un instituteur catholique ; mais j’ai refusé, sur quoi il m’a traité d’apostat et de schismatique, de libéral, etc.
Et plus tard, il a refusé ma femme comme marraine, disant qu’elle n’en était pas digne parce que nous mettions nos enfants à l’école communale.
Le curé a dit tant de choses dans ses sermons, parlant toujours des écoles et de la politique, que l’on en aurait jusqu’au soir à raconter.
Le curé refuse de laisser faire la première communion à mes enfants qui ont 12 et 13 ans ».

8) JACOB, Catherine-Josèphe, épouse JEUNEJEAN, 46 ans, ménagère à Rogery, déclara :
« Après le loi de 1879, à la Toussaint, je me suis présentée à confesse. Le curé me demanda où je mettrais mes enfants ; je lui dis qu’ils iraient à l’école communale, qu’ils y avaient toujours été et qu’il n’y avait rien de changé. Il me dit alors que l’école était mauvaise, qu’il y avait de mauvais livres et notamment un livre d’histoire de Belgique, composé par GENONCEAUX, qui était un homme de mauvaise vie ; qu’il connaissait parfaitement cet homme-là.
Il disait aussi que l’instituteur était un schismatique qui s’était révolté contre son évêque, qu’il avait vendu son âme au diable pour une somme de cent francs et qu’il était le scandale du village.
J’avais deux filles qui avaient fait leurs pâques ; le curé me dit que je n’avais pas besoin de les envoyer encore à l’école ; mais moi je lui répondis que je voulais qu’elles fussent en état de faire une lettre quand elles en auraient besoin. Il ajouta : « Que voulez-vous que l’instituteur leur enseigne ? Il ne connaît rien lui-même ». Je lui demandais alors : « Qu’apprendront-elles donc à l’école catholique » ? « On leur enseignera la religion ». « La religion est bonne mais il faut encore autre chose ». « Ni la grammaire, ni l’arithmétique ne sont rien, il n’y a que la religion ». « Si vous n’aviez pas su la grammaire, Monsieur le curé, vous n’occuperiez pas la place que vous avez maintenant ». « Non, mais on ne peut pas tous être prêtres ». « On ne peut pas rester ignorant non plus ».
Sur ce, il me proposa de mettre mes filles à l’école communale, en leur disant de sortir quand on dirait la leçon de catéchisme, mais je devais envoyer mon petit garçon à l’école catholique. Il ajouta que si mon mari était de cet avis, je pourrais revenir et qu’il me donnerait l’absolution, et s’il ne voulait pas, que je devais savoir que j’avais droit à la moitié des enfants. Moi, je lui répondis que nous ne vivions pas en discorde pour partager ainsi nos enfants.
Je n’ai pas eu l’absolution. Mes enfants ont toujours fréquenté l’école communale, mais plus le catéchisme, parce que le curé le faisait trop tard pour qu’ils pussent arriver en classe à temps.
Ayant appris pourquoi ils n’allaient plus à son catéchisme, le curé dit à nos enfants que ce serait aussi à leur père à leur donner l’absolution.
À Pâques, ils se sont présentés à confesse, mais ils n’ont pas eu l’absolution.
J’ai été trouver le curé chez lui et lui ai demandé s’il leur ferait leurs pâques ? Il m’a répondu que quand ils fréquenteraient son catéchisme, il les leur ferait. Il me dit aussi que si même ils allaient chercher une absolution ailleurs, il leur refuserait publiquement la communion ; que tant qu’ils ne se révolteraient pas contre nous, je ne dirais pas qu’ils n’iraient plus à l’école communale, il ne les confesserait pas. Je lui dis que ce n’était pas ce que les commandements de Dieu ordonnaient. « Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes » me dit-il, et il ajouta que mon mari et moi nous ne devions pas nous présenter. Je lui objectai que cependant, le matin, il avait donné la communion à deux personnes qui envoyaient leurs enfants à l’école communale. Il me répondit qu’il n’avait pas à me faire connaître ce qu’il avait décidé à leur égard ; que nous étions plus mauvais que ces personnes-là, parce que mon mari faisait partie du bureau de bienfaisance et que le bruit courait dans le village que les parents qui n’enverraient pas leurs enfants aux écoles communales, seraient privées des secours du bureau ; ce qui n’était pas vrai.
Il dit aussi que si nous venions à mourir dans l’état où nous nous trouvions, nous serions enterrés par le garde champêtre.
L’année dernière, il refusa aussi l’absolution à nos enfants en leur disant que leur père avait voté pour les libéraux. Mais pourtant, au mois de septembre, il les a confessés et leur a donné la communion ».

9) SEVERIN, Jean-Joseph, 58 ans, propriétaire et bourgmestre à Bovigny, déclara :
« Je suis membre du comité scolaire. Dans la commune de Bovigny, il y a quatre écoles officielles. Il y a eu également quatre écoles libres, mais deux sont tombées.
L’une d’elles était établie à Cierreux, dans la maison d’un nommé DELVAUX, l’autre dans la section de Rogery.
[…]
J’étais présent au sermon du curé de Rogery quand il a annoncé l’ouverture de son école, et je l’ai entendu dire aux enfants : « N’obéissez pas à vos parents et n’allez pas à l’école communale, laissez vous battre même ». Des murmures ont éclaté dans l’auditoire. C’est alors que SOLHEID a pris la parole pour dire au curé que l’on ne voulait pas de sa morale ni de sa doctrine.
Je défendis à ma fille d’aller encore au catéchisme du curé, parce qu’il le donnait à une heure où il dérangeait les heures de classe de l’école communale.
Un jour, il en parla à ma fille, qui lui dit que c’était moi qui le lui avais ordonné. « Que votre père vous confesse alors, il n’a du reste pas le droit de vous ordonner d’aller à l’école communale » dit-il.
[…] ».


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« Enquête scolaire », Bruxelles, Hayez, 1880-1883 publiés par la Chambre des Représentants.

lundi 16 février 2009

35. Antoine SEVRIN.

Extrait du registre de population (1848)

1) SEVRIN Antoine, cult., né à Menil, 57 ans, marié, dom. à Rogery.
2) JACQUET Anne-Marie, cult., née à Rogery, 45 ans, mariée, dom. à Rogery.
3) NIZETTE Joseph, cult., né à Rogery, 64 ans, marié, à Rogery.
4) JACQUET Barbe, cult., née à Rogery, 59 ans, mariée, à Rogery, morte le 20 avril 1852.
5) SEVRIN Anne-Catherine, née à Rogery, 20 ans, célib., à Rogery, partie à Commanster en 1850.
6) SEVRIN Anne-Marie, née à Rogery, 18 ans, célib., à Rogery.
7) SEVRIN Marie-Barbe, née à Rogery, 15 ans, célib., à Rogery, partie à Arbrefontaine en 1852.
8) SEVRIN Marie-Thérèse, née à Rogery, 13 ans, célib., à Rogery.

Extrait du Bulletin des propriétés du cadastre du Royaume de Belgique :

N° 555 SEVRIN Antoine, cultivateur à Rogery, le 15 janvier 1844 :



Extrait du Bulletin des propriétés du cadastre du Royaume de Belgique :

N°556 SEVRIN Antoine et consorts cultivateur à Rogery, le 15 janvier 1844 :


Extrait du Bulletin des propriétés du cadastre du Royaume de Belgique :

N°429 NISETTE Joseph, cultivateur à Rogery, le 15 janvier 1844 :

vendredi 26 décembre 2008

La famille Sevrin.

Deux familles SEVRIN ont habité Rogery. La plus ancienne originaire de Menil (Arbrefontaine), la plus récente, de Honvelez.

Le nom s’est écrit SEVRIN, SEVERIN, SÉVERIN et SÉVRIN.

PREMIÈRE FAMILLE :

I. Jean-Antoine SEVRIN, cultivateur, né à Menil le 1er novembre 1788, fils d'Antoine SEVRIN et d'Élisabeth GEORIS, veuf en premières noces d'Anne-Marie FRAITURE, morte à Arbrefontaine le 20 janvier 1816. Il épouse en secondes noces à Bovigny le 25 octobre 1825, Anne-Marie JACQUET, née à Rogery le 20 septembre 1801,fille de Remacle JACQUET et d’Anne-Catherine JACQUET.
Anne-Marie JACQUET meurt à Rogery le 4 août 1866, âgée de 64 ans.
Jean-Antoine SEVRIN meurt à Rogery le 17 avril 1869, âgé de 80 ans.
De leur union sont issus 6 enfants :
1. Anne-Catherine SEVRIN, née à Rogery le 14 septembre 1826, épouse à Beho le 5 mars 1851, Henri-Michel LECOP, né à Commanster le 5 avril 1818, fils de Michel LECOP et de Marie-Jeanne SCHUREN. Établis à Commanster encore en 1869.
2. Anne-Marie SEVRIN, née à Rogery le 7 avril 1828, épouse à Bovigny le 19 novembre 1857, François-Joseph RUTH, cultivateur, né à Rogery le 18 mai 1825, fils de Jean-François RUTH et de Marie-Thérèse JACOB. Anne-Marie SEVRIN meurt à Rogery le 8 janvier 1906, âgée de 77 ans.
3. Marie-Barbe SEVRIN, née à Rogery le 22 juillet 1831, épousa vers le 3 août 1851, Jean-Antoine BARBETTE, cultivateur à Menil, fils d’Henri-Maurice BARBETTE et de Marie-Françoise NEUVILLE.
4. Marie-Thérèse-Clémentine SEVRIN, née à Rogery le 28 avril 1834, épouse avant 1866 de Jean-Henri MARÉCHAL, d’ Hébronval.
5. fils mort-né le 19 février 1838.
6. fille morte-née le 27 novembre 1840.

SECONDE FAMILLE :

I. Jean-Joseph SEVRIN, né à Honvelez le 5 novembre 1822, fils de Gilles SEVRIN et de Marie-Joseph SAMRAY, épouse à Bovigny le 23 novembre 1859, Marie-Joseph PAULUS, née à Rogery le 23 novembre 1824, fille de Jean-François PAULUS et de Marie-Anne-Angélique MANUEL.
Jean-Joseph SEVRIN, bourgmestre de la commune de Bovigny en 1862 et encore en 1871,il est cité en 1887, comme second juge suppléant de la Justice de Paix de Vielsalm.
Jean-Joseph SEVRIN mourut à Rogery le 21 août 1890, âgé de 67 ans.
Marie-Joseph PAULUS décéda au même lieu le 25 mars 1900, âgé de 75 ans.
De leur union sont issus :
1. Gilles-Joseph SEVRIN, né à Honvelez le 10 septembre 1860, y décédé le 20 août 1865, âgé de 4 ans.
2. Jean-Baptiste-Joseph SEVRIN, né à Honvelez le 11 mai 1862, y décédé le 15 septembre 1865, âgé de 3 ans.
3. Marie-Anne-Thérèse SEVRIN, née à Honvelez le 14 août 1864, y décédée le 27 septembre 1864, âgée de 1 mois.
4. Marie SEVRIN, née à Honvelez le 24 décembre 1866, épousa à Bovigny le 23 janvier 1897, Pierre-François-Léonard LOMRY, docteur en médecine, né à Honvelez le 3 avril 1868, fils de Jean-Guillaume LOMRY et de Marie-Barbe LAMBERT. Établis à Courtil.

lundi 6 octobre 2008

« mon Nizette ».

(mise-à-jour le 26/12/08)





La maison cadastrée n°842, appartenait au cadastre de 1844 à Joseph NIZETTE, d’une contenance de 2,50 ares. Elle était considérée de 9ième classe, consistant en maisons ou chaumières, construites en bois, n’ayant ordinairement qu’une seule place, habitées par des indigents (1).

La maison ne figure pas sur la carte du comte de FERRARIS, elle est donc postérieure à 1770.
Son constructeur ou acquéreur fut Jean-Joseph NIZETTE, né à Rogery le 12 janvier 1755, fils de François NIZETTE et de Jeanne COLLET (2), manoeuvre, qui épousa à Rogery le 13 janvier 1782, Anne-Catherine Remacle JACQUET, de Rogery (3). Anne-Catherine JACQUET mourut à Rogery le 10 août 1790(4). Son veuf décéda au même lieu le 6 avril 1795 (5).


La maison échut à leur fils Henri-Joseph NIZETTE, né à Rogery le 4 septembre 1783 (6), qui épousa à Bovigny le 17 février 1808 (7), Marie-Barbe JACQUET, née à Rogery le 22 décembre 1787, fille de Remacle JACQUET et d' Anne-Catherine JACQUET (8).

En 1822, Joseph NIZETTE donna en location sa maison de Rogery n°842, ainsi que 2,90 ares de jardin, à Jean-Pierre LECROMPS, pour un terme de 6 ans (8 a).


Le 21 novembre 1851, Henri-Joseph NIZETTE, cultivateur à Rogery, fit testament, il légua tous ses biens en faveur d’Anne-Marie JACQUET et son époux Antoine SEVRIN (9).
La déclaration de succession de Marie-Barbe JACQUET, épouse d’ Henri-Joseph NIZETTE, morte à Rogery le 20 avril 1852 (10), fut présentée par Antoine SEVRIN, cultivateur, époux d’ Anne-Marie JACQUET, héritiers par testament du 5 mars 1852 (11).
Le 18 avril 1863, donation par Henri-Joseph NIZETTE, veuf de Marie-Barbe JACQUET, propriétaire à Rogery, au profit d’Antoine SEVREIN et son épouse Anne-Marie JACQUET, cultivateurs à Rogery, ses beaux-frère et sœur de tous immeubles (12). Il mourut à Rogery le 11 mai 1863 (13).


Jean-Antoine SEVRIN, cultivateur, né à Menil (Arbrefontaine) le 1er novembre 1788, fils d'Antoine SEVRIN et d'Élisabeth GEORIS, veuf d'Anne-Marie FRAITURE, morte à Arbrefontaine le 20 janvier 1816, avait épousé en secondes noces à Bovigny le 25 octobre 1825 (14), Anne-Marie JACQUET, née à Rogery le 20 septembre 1801, fille de Remacle JACQUET et d’ Anne-Catherine JACQUET (15).
La déclaration de succession d’Anne-Marie JACQUET, morte à Rogery le 4 août 1866 (16), fut présentée par Anne-Catherine SEVRIN, épouse de Henri-Michel LECOB, à Commanster, Anne-Marie SEVRIN, épouse de François-Joseph RUTH à Rogery, Marie-Barbe SEVRIN, épouse d’Antoine BARBETTE à Mesnil et Marie-Thérèse SEVRIN, épouse de Jean-Henri MARÉCHAL à Hébronval. Elle comprenait une maison n°876, de 4 ares 90ca, une maison et place n°842, de 2 ares 50ca, une maison et place à Arbrefontaine (17).
Jean-Antoine SEVRIN mourut à Rogery le 17 avril 1869 (18). Sa déclaration de succession fut présentée par Anne-Catherine SEVRIN, épouse d’Henri-Michel LECOP, cultivateur à Commanster, Anne-Marie SEVRIN, épouse de François-Joseph RUTH, cultivateur à Rogery, Marie-Barbe SEVRIN, épouse d’Antoine BARBETTE, cultivateur à Menil et de Marie-Thérèse SEVTIN, épouse de Jean-Henri MARÉCHAL, cultivateur à Hébronval. Elle comportait la moitié d’une maison n°842. Les 2/5 d’une maison n°876, ainsi que la moitié d’une maison à Arbrefontaine (19).

La famille SEVRIN vendit la maison n°842 à Lambert RUTH et son épouse, entre 1869 et 1871.


Lambert RUTH, né à Rogery le 3 mai 1813, fils de Servais RUTH et de Marie-Catherine BENOIT (20), cité comme fabricant de pierres à aiguiser lors du décès de son père, épousa à Bovigny le 7 octobre 1840, Marie-Barbe-Joseph METHLEN, née à Priesmont vers 1813, fille de Nicolas METHLEN, tailleur de pierres et de Catherine DUCHENEUX (21).
La déclaration de succession de Lambert RUTH, mort à Rogery le 28 décembre 1871 (22), fut présentée par Nicolas-Joseph RUTH et Françis-Joseph-Ernest RUTH, cultivateurs à Rogery. Elle comprenait la moitié d’une maison et place n°842, de 2,50 ares (23).

A) Nicolas-Joseph RUTH, né à Rogery le 9 avril 1843 (24), épousa à Bovigny le 24 novembre 1870, Marie-Joséphine FECKENNE, née à Bêche le 11 décembre 1839, fille de François-Joseph FECKENNE et de Marie-Elisabeth COLLA (25).
B) François-Joseph-Emest RUTH, né à Rogery le 15 juillet 1847 (26), y décédé le 7 juillet 1874 (27).




Le 10 juillet 1872, vente publique à la requête de Marie-Barbe-Joseph METHLEN, veuve de Lambert RUTH et ses deux enfants : Nicolas-Joseph et François-Joseph-Ernest RUTH, cultivateurs à Rogery, d’une maison d’habitation, avec grange, écurie, pré et jardin y attenant à Rogery, tenant du-dessus à MORSOMME, devant à JEUNEJEAN, midi aux héritiers BENOIT, de l’autre coté au chemin, adjugé 2.450F. à Jean-Joseph MORSOMME, propriétaire à Rogery (28).


Jean-Joseph MORSOMME, né à Rogery le 14 mai 1830, fils de Henri-François MORSOMME et de Marguerite THOMAS (29), épousa à Bovigny le 8 juillet 1859 (30), Marie-Thérèse JACQUET , née à Rogery le 4 juillet 1829, fille de Jean-Henri JACQUET et de Marie-Joseph MORSOMME (31).
Le 5 septembre 1862, donation par Marie-Thérèse JACQUET de ses biens en faveur de son époux Jean-Joseph MORSOMME, ou de la jouissance de ceux-ci en cas d’enfant (32).
Jean-Joseph mourut à Rogery le 31 mars 1911 (33). Sa veuve mourut le 3 août 1911 (34).

La maison échut à leur fille Marie MORSOMME, née à Rogery le 10 juin 1874 (35), qui épousa à Beho le 16 juillet 1898, Jean-Nicolas THINES, né à Beho le 16 février 1868 (36).

Marie MORSOMME mourut à Rogery le 6 avril 1925.



Souvenir mortuaire de Marie MORSOMME.



(photographie de Georges ANTOINE)
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(1) J. TOUBON « Les communes du canton de Vielsalm en 1826 et 1843 », sixième partie, dans G.S.H.A., 1997, n°46, p.79.
(2) à (6) RP. Bovigny.
(7) EC. Bovigny.
(8) RP. Bovigny.
(8 a)J. TOUBON « Les communes du canton de Vielsalm en 1826 et 1843 », sixième partie, dans G.S.H.A., 1997, n°46, p.85.
(9) ACP n°115, p.186.
(10) EC. Bovigny.
(11) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(12) ACP n°100, p.52vo/53.
(13) à (16) EC. Bovigny.
(17) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(18) EC. Bovigny.
(19) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(20) à (22) EC. Bovigny.
(23) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(24) à (27) EC. Bovigny.
(28) ACP n°128, p.42/42vo.
(29) à (31) EC. Bovigny.
(32) ACP n°97, p.84vo.
(33) et (34) RPOP. Bovigny.
(35) EC. Bovigny.
(36) RPOP. Bovigny.

dimanche 28 septembre 2008

« mon housard ».

(mise-à-jour 25/12/08)




La maison cadastrée n° 803 était la propriété au cadastre de 1844 de Jean-François PAULUS-MANUEL, d’une contenance de 7 ares. Elle était considérée de 3ième classe, consistant en maisons ne comprenant que 8 places, construites en pierres et couvertes en ardoises (1).

Elle ne figure pas sur la carte du comte de FERRARIS, elle est donc postérieure à 1770.


Son constructeur ou acquéreur fut Jean-Henri PAULUS, né vers 1740/45, fils de Henri Barthélemy PAULUS et de Catherine JENIN, qui épousa à Courtil le 17 novembre 1769 (2), Marie-Catherine DUFAX, née à Rogery le 11 février 1749, fille d’Henri DUFAX et de Marie COLLIN (3). Jean-Henri PAULUS mourut à Rogery le 27 janvier 1796 (4), sa veuve mourut à Rogery le 19 décembre 1827 (5). Sa déclaration de succession fut présentée par Marie-Joseph PAULUS, Marie-Catherine PAULUS et Jean-François PAULUS (6).

A) Marie-Joseph PAULUS, née à Rogery le 27 octobre 1782 (7), épousa à Bovigny le 12 février 1821 (8), Jean-François MANUEL, né à Cierreux le 12 mai 1782, fils de Jean-Baptiste MANUEL et de Marie-Catherine REMY (9).
B) Jean-François PAULUS, né à Rogery le 25 septembre 1786 (10), négociant, marchand, épousa à Bovigny le 28 janvier 1820 (11), Marie-Anne-Angélique MANUEL, née à Cierreux le 14 février 1783, fille de Jean-Baptiste MANUEL et de Marie-Catherine REMY (12).
C) Marie-Catherine PAULUS, née à Rogery le 30 septembre 1789 (13), épousa à Bovigny le 14 novembre 1818 (14), Lambert BENOIT, né à Rogery le 8 juin 1784, fils de Lambert BENOIT et de Marie-Barbe JACQUET (15).

Le 20 mars 1828, partage des successions de Jean-Henri PAULUS et de Marie-Catherine DUFA, entre Jean-François PAULUS, Marie-Catherine PAULUS, épouse BENOIT et Marie-Joseph PAULUS, épouse MANUEL, cultivateurs à Rogery. Jean-François a eu la maison paternelle, avec écurie, grange, dépendances et le fournil vis-à-vis (16).

Le 29 mars 1865, donation entre-vifs par Jean-François PAULUS et son épouse Angélique MANUEL, propriétaires à Rogery, à Catherine-Joseph PAULUS, leur fille, épouse de Jean-Baptiste CLAISSE, cultivateurs à Rogery, des bâtiments d’habitation et d’exploitation situés à Bovigny (corps de logis, écuries, grange, bergerie, fournil, appartenant pour la nue-propriété aux donateurs et pour la jouissance à François MANUEL, ainsi qu’une autre maison, écurie et grange (17).

La déclaration de succession de Jean-François PAULUS, décédé à Rogery le 4 novembre 1870 (18), fut présentée par Angélique PAULUS, veuve BEAUPAIN, propriétaire à Cierreux, Marie-Joseph PAULUS, épouse de Jean-Joseph SEVRIN, bourgmestre de Bovigny, demeurants à Honvelez, Catherine-Joseph PAULUS, épouse de Jean-Baptiste CLAISSE, propriétaire à Rogery, Anne-Catherine PAULUS, épouse de Clément RULMONT, propriétaires à Cierreux. Elle comprenait la moitié d’une maison et place à Rogery n°803, de 7 ares et la moitié d’une autre maison, écurie à Cierreux n°516, de 3 ares (19).

La déclaration de succession de Marie-Anne-Angélique MANUEL, morte à Rogery le 22 janvier 1871 (20), fut présentée par les mêmes. Elle comprenait l’autre moitié des maison ci-dessus (21).



Tombe de Marie-Anne-Angélique MANUEL, adossée au mur de l'église de Rogery.



Le 27 juillet 1871, partage des successions de Jean-François PAULUS et de Marie-Anne-Angélique MANUEL, entre Angélique PAULUS, veuve BEAUPAIN, ménagère à Cierreux, Marie-Joseph PAULUS, épouse de Jean-Joseph SEVRIN, bourgmestre à Honvelez, Catherine-Joseph PAULUS, épouse de Jean-Baptiste CLAISE, cultivateurs à Rogery et Anne-Catherine PAULUS, épouse de Clément RULMONT, cultivateurs à Cierreux. L’épouse SEVRIN a eu la maison d’habitation à Rogery, avec aisance, écuries et jardin, y tenant, le tout d’un ensemble joignant au chemin des deux cotés et des autres à MORSOMME, ZINNEN, veuve THOMAS et veuve Jean-Baptiste JACQUET, elle payera 3.000F à la veuve BEAUPAIN, 3.000F. à l’épouse RULMONT et 500F. à l’épouse CLAISE (22).

A) Marie-Anne-Angélique PAULUS, née à Rogery le 6 septembre 1821 (23), épousa à Bovigny le 5 février 1844 (24), Célestin-Nicolas-Joseph BEAUPAIN, négociant, né à Cierreux le 29 avril 1808, fils de Matthieu BEAUPAIN et de Jeanne-Thérèse MOÏSE (25).
B) Marie-Joseph PAULUS, née à Rogery le 23 novembre 1824 (26), épousa à Bovigny le 23 novembre 1859 (27), Jean-Joseph SEVRIN, né à Honvelez le 5 novembre 1822, fils de Gilles SEVRIN et de Marie-Joseph SAMRAY (28).
C) Catherine-Joseph PAULUS, née à Rogery le 14 septembre 1827 (29), épousa à Bovigny le 4 février 1852 (30), Jean-Baptiste CLAISE, né à Rogery le 26 novembre 1820, fils de Jean-Baptiste CLAISE et de Marie-Catherine JACQUET (31).
D) Anne-Catherine PAULUS, née à Rogery le 9 octobre 1829 (32), épousa à Bovigny le 24 janvier 1853, Clément-Joseph RULMONT, né à Bêche le 13 septembre 1820, fils d’ Hubert RULMONT, cultivateur à Cierreux et de Marguerite MARÉCHAL (33).


Jean-Joseph SEVRIN, bourgmestre de la commune de Bovigny en 1862 et encore en 1871,il est cité en 1887, comme second juge suppléant de la Justice de Paix de Vielsalm. Il mourut à Rogery le 21 août 1890 (34). Sa veuve décéda au même lieu le 25 mars 1900 (35).



Souvenir mortuaire de Jean-Joseph SEVRIN.



Souvenir mortuaire de Marie-Joseph PAULUS.

La maison passa à leur fille Marie SEVRIN, née à Honvelez le 24 décembre 1866 (36). Elle épousa à Bovigny le 23 janvier 1897 (37), Pierre-François-Léonard LOMRY, docteur en médecine, né à Honvelez le 3 avril 1868, fils de Jean-Guillaume LOMRY et de Marie-Barbe LAMBERT (38).
Le docteur LOMRY abandonna Rogery pour Courtil, où il fit construire une superbe maison, actuellement hôtel-restaurant. Il est le co-auteur de « La Toponymie de la commune de Bovigny » (39).


Cette maison est décrite dans "Le Patrimoine Monumental de la Belgique" tome 17, Arrondissement de Bastogne, p.129. Au cadastre de 1844, elle était considérée de 3ième classe, ce qui en faisait alors la meilleure maison du village.



Monique et Madeleine SANTKIN.



Ancienne vue.




Les dépendances juste avant le corps de logis.



Le corps de logis.



Le corps de logis, vu du dessous.


(photographies de Georges ANTOINE)

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(1) J. TOUBON « Les communes du canton de Vielsalm en 1826 et 1843 », sixième partie, dans G.S.H.A., 1997, n°46, p.79.
(2) à (4) RP. Bovigny.
(5) EC. Bovigny.
(6) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(7) RP. Bovigny.
(8) EC. Bovigny.
(9) RP. Salm.
(10) RP. Bovigny.
(11) EC. Bovigny.
(12) RP. Salm.
(13) RP. Bovigny.
(14) EC. Bovigny.
(15) RP. Bovigny.
(16) ACP n°8, p.83vo/84.
(17) ACP n°106, p.97vo/98vo.
(18) EC. Bovigny.
(19) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(20) EC. Bovigny.
(21) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(22) ACP n°125, p.135/138vo.
(23) à (38) EC. Bovigny.
(39) L. LOMRY/ P.-F. LOMRY « La toponymie de la commune de Bovigny », dans AIALUX, 1947, pp. 126-254.

samedi 13 septembre 2008

« mon Remâke ».

(mise-à-jour 11/08/09)




maison reconstruite.

La maison cadastrée n° 876 était la propriété au cadastre de 1844 d’Antoine SEVRIN, d’une contenance de 4,90 ares. Elle était considérée de 5ième classe, consistant en maisons de laboureurs et de cabaretiers, comprenant 5 à 6 places plus ou moins petites, de construction solide et la plupart couvertes en rebut d’ardoises (1).
La maison figure sur la carte du comte de FERRARIS.

Jean Remacle JACQUET, fils de Remacle JACQUET, dit aussi Jean JACQUET ou Jean REMACLE, né vers 1660. Il épousa Marie Delplanche, fille d’Antoine Delplanche et d’Anne N., née vers 1665.
Le 7 janvier 1694, Henry Jean SERVAS et Marguerite, épouse de Jean Le LORENT, vendirent leur appartenance à Jean Remacle JACQUET (2).
Le 18 janvier 1694, Jean Remacle JACQUET fit relief de la maison acquise de Gérard DELPLANCHE. Le même jour, il prêta le serment d'homme de fief (3).
Il mourut avant le 11 décembre 1719, date à laquelle est citée la veuve Jean Remacle JACQUET (4).
Le 4 septembre 1723, sont cités, Marie veuve Jean REMACLE, Remacle son fils, pour ses frères et sœurs (5).
Le 13 juillet 1728, sont cités Marie DELPLANCHE, de Rogery, veuve de Jean REMACLE, Barbe, Jean REMACLE et Remacle, ses enfants (6).
Le 7 janvier 1733 , l'officier RUTH renonce au profit de Marie, veuve de Jean Remacle JACQUET, de Rogery, assistée de Remacle, son fils, à la vielle maison et biens ayant appartenus à feue Catherine Piron GILLET, de Rogery (7).
Marie DELPLANCHE est dite Marie Remacle JACQUET, à sa mort à Rogery le 12 novembre 1745 (8).
Le 26 janvier 1746, la « mortemain » de la veuve Jean Remacle JACQUET est taxée 2 écus et demi, consistant en un vieux cheval (9).

La maison REMACLE appartenait à deux de leurs fils (au moins) :

A) Remacle JACQUET, né vers 1690/95, cité le 11 décembre 1706 (10), il épousa en premières noces à Ourthe le 31 août 1749, Marie SCHOLTES, de Holler (11), dite Marie Remacle JACQUET, à son décès à Rogery le 23 septembre 1750 (12). Remacle épousa en secondes noces à Rogery le 25 novembre 1751, Marie MUTUCHE, dite Marie COLLIN veuve de Henry du FAIX (13).

B) Jean-Henri REMACLE, né à Rogery le 15 juillet 1703 (14), dit aussi Jean-Henri JACQUET. Il épousa à Bovigny le 14 avril 1749, Marie-Catherine LEMAIRE, veuve de Baptiste MATTHIEU, de Honvelez (15).


Le 17 octobre 1757, Jean-Henry Remacle JACQUET, de Rogery, résidant à Honvelez, fit donation en faveur de Remacle JACQUET, de Rogery, son frère, de sa part de maison, consistant en une écurie de vaches, avec l'aisance, de même que sa part de maison DELPLANCHE à Rogery, lui provenant de Jean Remacle JACQUET et Marie DELPLANCHE, de Rogery, ses père et mère (16).

Dans leur tabelle individuelle en 1766, Remacle JACQUET et Catherine DUFAZ, (fille du premier lit de sa femme, ne fait qu’un feu et une même taille, avec son parâtre) déclarèrent posséder : le premier, une maison, avec grange, écurie, la seconde, la moitié d’une maison, d’une écurie et d’une grange (17). Au dénombrement de la même année, Remacle JACQUET, laboureur et colporteur hébergeait sous son toit, son épouse Marie. La fille du premier mariage de celle-ci : Catherine dite « JACQUET » dans le dénombrement. Il y avait encore 2 filles de Remacle et de Marie : Marie-Joseph et Barbe. Bizarrement leur fils Remacle n’est pas cité. Un étranger, Jean PAQUAY, habitait également chez Remacle (18).

Le 9 janvier 1773, Jean PAQUAY, infirme, fit des legs en faveur de Remacle et de Marie Barbe, enfants de Remacle JACQUET et Marie Pierre COLLIN de Rogery, il déclara avoir convenu avec Remacle JACQUET et Marie Pierre COLIN, chez qui, il était entré au mois de mai 1763, qu’aussi longtemps qu’il demeurait chez eux, il devait leur payer pour chaque année 3 louis neufs, tant pour son logement et autres fournitures, que pour sa nourriture, il leur donnait des terres, dont la place où sa maison était située avec l’aisance de tous les cotés et avec la prairie située derrière la maison (19).
Remacle JACQUET mourut à Rogery le 28 février 1778 (20), sa veuve décéda au même lieu le 25 janvier 1800 (21).

La maison passa à leur fils, Remacle JACQUET , né à Rogery le 21 septembre 1752 (22) , épousa à Rogery le 5 février 1786, Anne-Catherine JACQUET, née vers 1766 à Ourthe (23).
Remacle JACQUET, conseiller municipal, mourut à Rogery le 15 avril 1810 (24). Sa veuve décéda au même lieu le 16 juin 1827 (25). Sa déclaration de succession fut présentée par Barbe, Marie, Anne-Marie, Anne-Joseph et Marie-Joseph JACQUET, de Rogery, la dernière de Ville-du-Bois (26).
Le 12 janvier 1828, partage des successions de Remacle et Catherine JACQUET, entre Marie-Catherine JACQUET, épouse de Jean-Baptiste CLAISE, Anne-Marie JACQUET, épouse SEVRIN, Barbe JACQUET, épouse NIZETTE, Anne-Joseph JACQUET, Marie-Joseph JACQUET, épouse REMACLE à Ville-du-Bois. L’épouse SEVRIN aura la moitié de la maison paternelle, avec la moitié des écuries, étables, grange, fournil et dépendances. L’autre moitié de ces bâtiments appartiendra à Anne-Joseph JACQUET (27).

A) Anne-Marie JACQUET, née à Rogery le 20 septembre 1801 (28), qui épousa à Bovigny le 25 octobre 1825, Jean-Antoine SEVRIN, cultivateur, né à Menil (Arbrefontaine) le 1er novembre 1788, fils d'Antoine SEVRIN et d'Élisabeth GEORIS, veuf d'Anne-Marie FRAITURE, morte à Arbrefontaine le 20 janvier 1816 (29).
B) Anne-Joseph JACQUET, née à Rogery le 11 avril 1805 (30). Dont j’ignore la destinée, mais qui avait cédé sa part avant 1866.


La déclaration de succession d’Anne-Marie JACQUET, morte à Rogery le 4 août 1866 (31), fut présentée par Anne-Catherine SEVRIN, épouse d’Henri-Michel LECOP, à Commanster, Anne-Marie SEVRIN, épouse de François-Joseph RUTH à Rogery, Marie-Barbe SEVRIN, épouse d’Antoine BARBETTE à Mesnil et Marie-Thérèse SEVRIN, épouse de Jean-Henri MARÉCHAL à Hébronval. Elle comprenait les 3/5 d’ une maison n°876, de 4 ares 90ca, d’ une maison et place n°842, de 2 ares 50ca, une maison et place à Arbrefontaine (32).
Jean-Antoine SEVRIN mourut à Rogery le 17 avril 1869 (33). Sa déclaration de succession fut présentée par Anne-Catherine SEVRIN, épouse d’Henri-Michel LECOP, cultivateur à Commanster, Anne-Marie SEVRIN, épouse de François-Joseph RUTH, cultivateur à Rogery, Marie-Barbe SEVRIN, épouse d’Antoine BARBETTE, cultivateur à Menil et de Marie-Thérèse SEVRIN, épouse de Jean-Henri MARÉCHAL, cultivateur à Hébronval. Elle comportait la moitié d’une maison n°842. Les 2/5 d’une maison n°876, ainsi que la moitié d’une maison à Arbrefontaine (34).

Anne-Marie SEVRIN, née à Rogery le 7 avril 1828, épouse à Bovigny le 19 novembre 1857, François-Joseph RUTH, cultivateur, né à Rogery le 18 mai 1825, fils de Jean-François RUTH et de Marie-Thérèse JACOB.
Anne-Marie mourut à Rogery le 8 janvier 1906. François-Joseph décéda au même lieu le 12 mai 1907.



Souvenir mortuaire d'Anne-Marie SEVRIN.



Souvenir mortuaire de François-Joseph RUTH.

La maison resta indivise entre leurs enfants :

A) Jean-Antoine RUTH, né à Rogery le 6 mai 1863, y décédé le 19 juillet 1913.



Souvenir mortuaire de Jean-Antoine RUTH.

B) Catherine-Joseph RUTH, née à Rogery le 18 mars 1866, épousa à Bovigny le 12 mai 1892, Célestin JACOB, né à Rogery le 18 juillet 1865, fils de Jean-François JACOB et de Marie-Joseph PAULUS.



Souvenir mortuaire de Catherine-Joseph RUTH, morte à Rogery le 15 août 1950.



(photographie de Georges ANTOINE)
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(1) J. TOUBON « Les communes du canton de Vielsalm en 1826 et 1843, sixième partie », dans G.S.H.A., 1997, n°46, p.79.
(2) CS n° 14, p.132.
(3) CS n°39, p. 135/135vo.
(4) CS n°40 p.205.
(5) CS n°15 p.243/243vo.
(6) CS n° I6, p.65vo/66.
(7) CS n° 17, p.81/81vo.
(8) RP. Bovigny.
(9) AESTH : BRNO.
(10) AP.
(11) à (15) RP. Bovigny.
(16) CS n°44, p.298/300.
(17) AEA. Cadastre thérésien, tabelles individuelles.
(18) AEA. Cadastre thérésien, dénombrement de 1766.
(19) CS n°23 p.74/76.
(20) RP. Bovigny.
(21) EC. Bovigny.
(22) et (23) RP. Bovigny.
(24) et (25) EC. Bovigny.
(26) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(27) ACP n°8, p.52vo/53vo.
(28) à (31) EC. Bovigny.
(32) E. et D. Houffalize, décl. de successions.
(33) EC. Bovigny.
(34) E. et D. Houffalize, décl. de successions.